5 espèces d'oiseaux du Québec à découvrir

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Le mésangeai du Canada

Récemment promu au rang d’oiseau emblème du Canada suite à un concours mené par le magazine Canadian Geographic, le mésangeai du Canada représente bien les canadiens! Riche en ressources, ce petit cousin du corbeau s’occupe en mettant de la nourriture en réserve partout sur son territoire. Il utilise sa salive pour coller des bouchées de graines aux arbres afin de constituer ses réserves alimentaires pour l'hiver. Ces cachettes leur permet même de nicher et d'élever leurs petits dès février… pas besoin d'attendre les saisons plus chaudes!

Les mésangeais du Canada peuvent être trouvés dans les forêts boréales partout au pays. Ces oiseaux sont curieux et connus pour s’approcher des skieurs de fond dans les parcs nationaux, comme celui du Mont-Tremblant.

Le pluvier kildir

De toutes les démonstrations théâtrales créées par les animaux sauvages, celle du pluvier kildir est définitivement une des plus ingénieuses. Puisque les pluviers kildir installent et camouflent leurs nids sur des terrains rocheux, il n’est pas rare que des prédateurs s’approchent un peu trop. Avant que le nid soit lui-même repéré, un parent apparaît, faisant traîner une aile et faisant un appel de détresse. Il semble gravement blessé; un repas facile  ! L'adulte s'enfuit en traînant une aile, comme s'il était infirme. Après avoir attiré le prédateur loin du nid, le pluvier récupère miraculeusement et s'envole en sûreté!

Ce pluvier de taille moyenne peut être observé le long des champs agricoles, mais on peut même le trouver dans les zones rocheuses près des centres de jardinage et des parcs de stationnement. Si vous remarquez un adulte qui semble avoir une aile cassée, cela peut signifier que vous êtes trop près de son nid et que vous devez vous éloigner prudemment de la zone afin d’éviter de le déranger davantage.

Le petit blongios

Un des plus petits membres de la famille des hérons, le Petit Blongios est une espèce fascinante à observer pour ceux qui ont la chance d'en apercevoir un. Mesurant seulement environ 30 cm de long, ils sont beaucoup plus petits que le grand héron, qui est plus commun,  mais cela ne les empêche pas d’être des prédateurs efficaces. Des réflexes rapides, un bec en forme de lance et de longs orteils pour saisir la végétation des marais au-dessus de la surface de l’eau se combinent pour lui permettre de chasser les petits poissons, les grenouilles et les insectes dans les zones où l’eau est trop profonde pour les grands hérons.

On trouve les Petits Blongios dans les grands marais, où la végétation est suffisamment dense pour assurer une bonne protection contre les prédateurs. La protection des marais est donc essentielle pour la survie de ce fascinant petit héron!

La pie-grièche grise

Lorsqu’on parle d’oiseaux carnivores, nos pensées se tournent souvent vers les oiseaux de proie. La Pie-grièche grise, cependant, est un oiseau chanteur qui se nourrit d'insectes, de rongeurs et même d'autres oiseaux. Sans serres acérées pour tuer les petites proies, la pie-grièche a développé une habile technique. Après avoir capturé un repas avec son bec pointu légèrement crochu, il vole vers un arbre voisin et empale sa proie sur une branche ou une épine. Les clôtures barbelées constituent un substitut utile si aucune branche appropriée n'est disponible. Si les proies sont abondantes, la pie-grièche peut stocker plusieurs proies dans le même arbuste… une découverte macabre pour quiconque passe par là!

Le plus souvent repérées en hiver, on peut voir des pies-grièches grises perchées dans des arbres isolés à proximité de champs ouverts où les proies sont facilement visibles à distance.

Le faucon pèlerin

Saviez-vous que l'animal le plus rapide de la planète peut être observé ici, à Montréal? Non, il n’ya pas de guépards au Québec… on parle plutôt du faucon pèlerin! Bien que moins rapide au sol, ce faucon peut atteindre une vitesse de 360 km/h dans les airs. Partant haut dans le ciel, il accélère d'abord vers le sol en battant des ailes, puis en les repliant contre son corps pour devenir aérodynamique. De cette façon, il peut plonger ou se baisser à grande vitesse vers des proies aviaires telles que les canards ou les pigeons. Souvent, la force de l’impact suffit à tuer sa proie, que le faucon peut alors consommer sur le sol ou en toute sécurité dans un arbre.

Autrefois gravement menacée par l’utilisation généralisée de pesticides tels que le DDT, les populations de faucons pèlerins ont remonté au cours des dernières décennies. Ces faucons peuvent être repérés au sommet de grands bâtiments dans les centres-villes ou sur les ponts. Aux yeux d’un faucon, ces structures artificielles ressemblent aux falaises de son habitat naturel, et les grandes villes abritent souvent de grandes populations de proies faciles… des pigeons!

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